Your lie in April, manga des éditions Ki-oon, il a séduit beaucoup de lecteur, c’est un manga touchant abordant le thème de la musique, de la maladie et de la perte d’un proche. 
Adapté en animé avec vingt-deux épisodes sur Wakanim et maintenant disponible sur Netflix, il fut un véritable succès tant il était bouleversant. Shigatsu Wa kimi no Uso de son nom original, est l’un des animés les plus touchant que je connaisse après A silent voice, Orange, Anohana et probablement Clannad.

L’histoire d’un mensonge

On commence l’histoire par un garçon, Kosei, virtuose en tant que pianiste mais qui ne toucha plus à un seul piano après le décès de sa mère. Son quotidien change du tout au tout après la rencontre de Kaori
L’animé porte bien son nom. « Uso » signifie mensonge et l’histoire est basé sur plusieurs mensonges. Seulement, le mensonge est traité sous différentes formes. 

Pour Kaori c’est un mensonge qu’elle créait à partir et grâce à sa maladie qui la pousse à vivre chaque jour comme le dernier. Vient ensuite, Kosei, qui se ment à lui-même en se créant de fausse illusion par une simple peur qu’il ne veut pas surmonter. Tsubaki, l’amie d’enfance de Kosei, cache ses sentiments pour lui sous une sorte de formule “magique”. Une sorte de case du “petit-frère qu’il faut protéger”. Watari doit être le seul qui ne se ment pas à lui même ou aux autres. Il essaie tout simplement de profiter de la vie, de son âge et du fait qu’il soit populaire dans son collège. Je n’ai pas vu un moment où il ment. Peut-être sur ces sentiments éventuellement.

Nous avons donc trois sorte de menteurs. Ils sont différents avec des caractères opposés. Mais ce n’est pas tout, nous avons aussi d’autres menteurs. Cependant, ils sont secondaires à l’histoire. Pourtant, c’est grâce à ses trois menteurs principaux que l’intrigue prend forme : atteindre la maturité, la vérité pour soi et les autres.

Un bonheur decrescendo

Concernant l’anime en lui même, il est pour moi l’un de mes favoris. Je ne me lasse pas de le voir encore et encore et de pleurer inlassablement. Si au début, le bonheur est inexistant, il fini par arriver et atteindre son pique. Une fois arrivée à son paroxysme, nous suivons une descente progressive de se bonheur devenu une routine. D’épisodes en épisodes, la tragédie et la fin s’installe créant une ambiance qui nous prend à l’estomac puisqu’on se dit : “A tout moment ça va arriver”. L’animé a réussi à maintenir ce suspense et cette peur jusqu’à la fin. Et lorsque cette fin pointe le bout de son nez, nous ne sommes pas prêt. Elle aura été la fin la plus triste que je n’ai pu connaître jusqu’ici.

La psychologie des protagonistes

Nous avons là, des protagonistes attachants. Chacun d’eux est en proie à des doutes et à des questionnements dont les réponses sont difficiles à trouver. Toutefois, on assiste à des évolutions d’eux-même. Ils changent au contact de Kaori et de sa maladie. Tout autour d’elle.
Pour moi, l’histoire se fait avec seulement trois protagonistes à savoir : Kaori, Tsubasa et Kosei. Je n’ai pas inclus Watari car selon moi, il est juste le personnage servant d’excuse à Kaori et Kosei. Il n’est pas très important dans le sens où ce n’est pas lui-même qui fait avancer l’histoire mais plutôt son « existence ».

J’apprécie vraiment chaque personnages et leurs traits de caractères. Ils sont uniques et ne se ressemblent pas. J’aime beaucoup le tempérament de Tsubasa où pour le bien de Kosei et d’elle même mais aussi au nom de leur amitié, elle ne souhaite pas révéler ses sentiments… C’est vraiment le genre de fille énergique, vivante et souriante, à s’énerver pour un oui et un non qui est le plus sensible. De même que pour Kaori mais où à la différence, celle-ci se refuse de se voiler la face. Elle fonce dans le tas. Elle est vraiment adorable Kaori. Même si elle est atteinte par la maladie, elle ne se laisse pas aller, elle se bat pour vivre chaque minutes et secondes de sa vie et ne rien regretter. Au contraire, Kosei est plus renfermé sur lui-même. Il marche à reculons enfermé dans son passé et sa mère qui n’en était pas une au final. Malgré tout l’amour qu’il lui portait.

Kosei est vraiment le personnage taciturne de la série, faible mentalement qui a besoin d’un rayon d’espoir, de lumière pour s’accrocher à la vie. Il abandonne très facilement. Il a les pieds sur terre et il ne veut rien tenter d’impossible pour lui. Mais c’est ce trait de caractère qui fait que s’il n’avait pas rencontré Kaori, sa vie aurait été des plus ennuyante et il n’aurait jamais pu ressentir le fait de vraiment se sentir vivant.

Kaori, le rouage d’une histoire

En définitive, Kaori est le rouage de leur lien d’amitié à tous. Elle leur apporte une réflexion, une maturité à la fin et un peu d’elle-même en chacun d’eux. Kaori les fait avancer, rêver et prendre des décisions qu’ils n’auraient jamais pu prendre sans elle. Elle est celle qui grâce à un mensonge, à changer la vie d’un groupe d’ami…

OST et graphismes

Mais ce n’est pas tout, nous avons peut-être un scénario touchant mais, il ne fait pas tout non plus. La musique classique, qui n’est pas forcément au goût de tous, rajoute des émotions aux spectateurs.
Pour ma part, les OST comme les moments jouaient au piano ou au violon par les personnages ont été des moments de frissons, d’excitations ! J’ai même été littéralement transporté dans un autre monde durant les épisodes. Les OST nous maintiennent durant tout l’animé avec une peur au ventre.
Les OST sont magnifiques, il n’y a pas de doute dessus, les partitions, tel que Chopin sont aussi grandiose et émouvante.
L’opening et l’ending sont tout aussi magnifique et il annonce clairement la couleur, le ton que prendra l’animé et c’est en ça que l’animé m’a beaucoup plu.

Pour ce qui sont des graphismes, c’est tout aussi splendide et spectaculaire. On ressent toutes les émotions au travers de l’animation des graphismes. Les graphismes m’ont littéralement tapé dans l’œil et participent au côté émouvant et bouleversant de l’animé !

Pour conclure, Shigatsu wa kimi no uso est un véritable coup de cœur. Il s’agit là, d’une série pouvant plaire à n’importe qui. Un titre adapté à tout type de public. Je me demande comment est le manga… Est-il différent de l’animé ? Ou l’animé est une adaptation fidèle ?

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Créatrice du Moonyko. Je suis une passionnée du Japon autant par sa culture traditionnelle que par sa Pop culture. J'ai pour but de vous faire découvrir mes lectures et visionnages au travers de ce blog. Mais il n'y a pas que le Japon qui me passionne, l'infographie et le codage sont aussi au cœur de mes centres d’intérêts. Rem, Katou Megumi sont mes waifu favorites mais j'en ai plein d'autres...

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