Bye Bye Liberty T.1

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Bye Bye Liberty, second manga de Hatta Ayuko paru en France sous les éditions Kurokawa, la mangaka est connu en France pour son manga Wolf Girl and Black Prince, série complète en seize tomes, adapté ensuite en animé en 2014.
Bye Bye Liberty compte quatre tomes au total, c’est une série plus courte. Néanmoins, l’histoire n’en reste pas moins intéressante ! Ce premier tome était vraiment sympathique, on ne débute pas avec une histoire d’amour dès les premiers chapitres, bien au contraire.

L’histoire

La trame du manga n’est pas spécialement originale. Nous suivons une adolescente qui ne connaît rien à l’amour. Elle aide un garçon de son âge qui semblait avoir des ennuies.

Mais coup du sort, les événements ne se passent pas comme elle l’aurait souhaité. Et elle finit par détester ce fameux garçon. Garçon, qui est sont nouveau voisin porte le nom de Hibiki Takumi. Cette “jeune fille”, héroïne principale porte de nom de Suzuki Rina

La rencontre de nos deux protagonistes est assez simpliste comme vous pouvez le voir. L’auteur n’a pas choisi quelque chose de tiré par les cheveux. On entre en douceur dans le manga avec en premier lieu la situation familiales de notre héroïne. Nous rencontrons son entourage : amies et mère.
Ce que j’ai le plus apprécié dans ce manga, c’est le fait que notre duo, bien qu’il se détestent, il n’en reste pas moins tout aussi drôle, sympathique et dynamique. Nous ne sommes pas dans un shôjo basique où l’héroïne tombe directement sous le charme du héro dans le premier tome. On est bien loin de l’héroïne à l’eau de rose qui attend son prince charmant. Elle, elle n’en voit pas l’intérêt. Et qu’est ce que cela fait du bien de lire un manga comme ça ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas autant apprécié un shojo. C’est rafraîchissant.

Un titre avec plusieurs significations

Si nous analysons le titre Bye Bye Liberty, on pourrait déduire plusieurs choses. 

La première signification est liée aux garçons. C’est-à-dire qu’en aimant une personne, nous sommes dépendante de cette dernière et nous n’avons donc plus de liberté dans un certains sens. De même si cet amour est réciproque des deux côtés.
Deuxième réflexion, la “non” liberté est liée à la mère. Prise par son travail, elle ne peut pas consacrer du temps à sa fille ni même à son rôle de mère.

On peut donc en conclure que le titre de ce manga porte excellemment bien son nom étant donné qu’il y a une remise en question de la liberté. Rina évoque même cela rapidement en parlant de dépendance à l’autre en aimant quelqu’un dans ce tome.  

Les personnages en dehors du cliché

Takumi le beau gosse et profiteur

Notre beau Takumi change des protagonistes masculin des shôjo traditionnels. Takumi est le genre de garçon à profiter du fait qu’il est une “belle tête” pour que les filles lui fassent des “bentô” (soit panier-repas). Est-ce parce qu’il ne sait pas cuisiner ? Ou juste par flemmardise ? On ne sait pas encore, pour le moment, ce premier volume survole ce personnage. 

Mais de ce que j’ai pu constater, c’est qu’il est très perspicace et sait agir en conséquence. Il comprend tout ce qu’on lui dit du premier coup. Habituellement, dans un shôjo, notre héro est quelque peu ignare. Il ne comprend pas les sentiments des autres filles, ni même les siens. Il aurait été du genre : je-m’en-fou-de-tout et peut-être même feignant et il n’aurait pas su exprimer ses sentiments.

Ajoutons, que parfois beaucoup de filles auraient eu envie de le gifler ou de le secouer ! Alors qu’ici, notre petit Takumi est très perspicace et expressif ! Mais cela ne cacherait-il pas quelque chose ?

L’héroïne forte

On s’éloigne quelque peu du shôjo type avec une héroïne niaise et “faible”. Dans le cas présent, Rina, est une jeune fille forte dans le sens où elle ne laisse pas transparaître ses moments de faiblesses. Elle est aussi indépendante. C’est elle qui s’occupe des tâches ménagères mais aussi de faire la cuisine. Le travail de mangaka occupe énormément la mère de Rina.
Rina est avant tout mature. J’ai aussi été surprise de voir que Rina serait le genre de fille à avoir un caractère dur, têtu et qui ne recule devant rien. Elle a également tendance à se fier à sa première impression et à juger ensuite en conséquence. Cependant, Rina n’est pas que cela, malgré son côté impulsif et au premier abord garçon manqué. Ce n’est pas le genre de fille à prendre soin d’elle. J’ai pu voir qu’elle pouvait être féminine à certains moments car comme toutes les filles de son âge.

Si je devais attribuer un adjectif à Rina concernant son caractère, je dirais qu’elle a ce que l’on appelle plus communément un caractère de cochon. C’est en partie à cause de cela, qu’elle prendra Takumi comme l’un de ces ennemis jurés ! Pourtant, elle va brusquement changer de jugement sur cet ennemi… Et c’est là qu’on aperçoit qu’elle est aussi capable de remettre en question ses propres jugements comme elle est aussi capable de se faire sa propre opinion. 

Pour ma part, je trouve Rina très intéressante dans ce premier tome, elle est loin d’être l’héroïne passive ou sur-active. Elle a les pieds sur terre et c’est ce que j’aime chez elle. Rina a des doutes comme toutes les filles de son âges. Elle se pose des questions sur elle-même. Je me suis très attachée à ce personnage, elle fait assez réaliste tout de même !

Cela change des shôjo basiques où nous trouvons des héroïnes fragiles, hypersensible, qui se laisse marcher dessus. Niaise par dessus le marché et quelque peu gamine à toujours tout positiver. Pourtant, même si on les critique, on les aime nos bons shôjo….

La place des protagonistes secondaires

Ensuite pour ce qui sont des protagonistes secondaires, Ringo, Kumi du côté de Rina et Sento et Torajima du côté de Takumi. On ne peut pas véritablement les considérer comme secondaires étant donnée qu’ils aident Takumi et Rina dans leur rapprochement.
Dans ce premier tome, c’est en partie grâce à Torajima. Il a abordé Rina pour tirer au clair l’évènement qui a surgit dès le début du manga. Mais il n’y a pas que lui, Kumi et Ringo ont aussi joués un rôle important. C’est elles qui ont vendu leur amie Rina à ce trio. Pour une fois, nous n’avons pas des protagonistes secondaires passifs, ils jouent un rôle important et cela se confirme au fur et à mesure dans les prochains tomes.

Les parents hors de leur rôle, des conséquences

Passons maintenant aux parents. Takumi vit seul. Cela permet à l’auteur une grande liberté. Rappelons que dans les shôjo comme dans n’importe quel manga, les parents sont inexistants ! Ils ne font que de brèves apparitions. Pourtant, ils seraient intéressant de les faire un peu plus intervenir comme le ferait des parents dans la vie réelle.

Concernant Rina, nous avons une mère présente en apparence mais absente pour sa fille. La mère est une mangaka shôjo. Nous avons là, une mère débordée qui laisse toutes les tâches domestiques à sa fille : cuisine, ménage, course.
Rina est donc une jeune fille très responsable pour son âge et aussi bien trop mature ce qui peut expliquer son comportement. Le manque de féminité de Rina provient du fait que cette dernière est occupée à réaliser les tâches que sa mère n’effectue pas. Elle a donc peu de temps pour elle et ne peut pas profiter. Sa mère inflige donc à sa fille une trop grande maturité qui l’a sorti bien trop tôt de l’innocence de la vie d’adolescente. 
Par ailleurs, les seules conversations qu’elles ont eu, sont porté sur le manga que la mère écrit. On ne les sent pas très proche, ce qui est dommage…

Les dessins

Les traits sont fins, précis et détaillés. J’aime beaucoup les dessins, même si ce n’est pas le coup de cœur, ils sont agréables à regarder. Les expressions faciales sont très bien retranscrit. On ressent et voit facilement les différentes émotions qui submergent nos protagonistes. Mon chara-design préféré c’est Ringo chez les filles. Elle est absolument adorable dans ce tome ! Chez les garçons, mon regard se porte sur Torajima. Il est tellement souriant dans tous les dessins qu’il me fait penser un petit rayon de soleil ! 

Pour conclure, le premier tome est agréable et très dynamique. Comme j’ai déjà pu le dire, ce n’est pas un coup de cœur même si il m’a beaucoup plu. Les personnages sont attachants et parfois on est pas dans le cliché du shôjo. Bien entendu, Bye Bye liberty ne s’adresse pas à tout le monde, même si on est mordu de shôjo. Selon moi, si vous avez aimé Wolf girl and black prince, vous devriez apprécier cette lecture…

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Créatrice du Moonyko. Je suis une passionnée du Japon autant par sa culture traditionnelle que par sa Pop culture. J'ai pour but de vous faire découvrir mes lectures et visionnages au travers de ce blog. Mais il n'y a pas que le Japon qui me passionne, l'infographie et le codage sont aussi au cœur de mes centres d’intérêts. Rem, Katou Megumi sont mes waifu favorites mais j'en ai plein d'autres...

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