SOS Love T.1

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Sos Love, manga de Yasuko est paru chez les éditions Akata. J’aime beaucoup les couleurs de la couvertures. Mais, il y a aussi la représentation de l’héroïne sur la première de couverture. On sent que l’urgence est présente et le titre en dit long. Cependant, même si la jaquette a été le premier coup de cœur, l’histoire m’a tout aussi attiré. Elle a fait pencher la balance vers l’achat. N’oublions pas qu’il n’y a que six tomes, c’est donc une série accessible ! (Enfin 7 à présent.) C’était aussi un argument qui m’a poussé à l’achat.

Une histoire spatio-temporel…

Sos Love est un manga dans le même genre qu’Orange, j’entends par-là, le genre spatio-temporel.
Nous avons donc, une jeune fille qui rencontre son double du futur avec la trentaine bien tassé. Cette trentenaire revenu treize ans dans le passé lui raconte alors son futur, plutôt désastreux… C’est alors là que tout commence.
La trame de cette histoire est prenante, je n’ai pas décroché une seule seconde. Je ne me suis pas demandée ni même posé de questions sur la suite, je me suis tout simplement laissée guider par le scénario.

Mais ce n’est pas tout, le manga est aussi imprévisible. A aucun moment durant ce premier tome mes affirmations n’ont été vrai. Alors que dans un shôjo normal, si je puis dire, les réflexions que nous pouvons avoir se réaliseront à coup sûr ! Si ce manga apporte sa petite touche de fraîcheur, il n’en reste pas moins un shôjo. Il possède donc des codes indispensables pour un faire un bon manga.
Ce que j’aime dans SOS Love c’est tout d’abord l’histoire. Je vous en parle là depuis quelque lignes déjà, et je l’adore. C’est le genre de manga peu commun, du moins publié en France, peut-être qu’au Japon il y en a des milliers !

De plus, la mangaka va à l’essentiel, elle ne tourne pas autour du pot. Par conséquent, nous avons déjà dans ce tome une sorte d’introduction de la vie de Kayo mais aussi des autres protagonistes. On apprend à connaître le genre d’environnement où nous allons suivre nos protagonistes mais aussi qui ils sont. Elle aborde les protagonistes d’un point de vu différent, elle inverse les rôles par rapport au shôjo classique. Nous avons aussi dès le début le triangle amoureux, pouvant peut-être passer à un autre polygone… Qui sait ?
Notez aussi le fait que les personnages sont peu nombreux, la conséquence veut que l’autrice se concentre sur eux et les développer suffisamment.

Konna Mirai Wa Kiitenai!! © 2016 Yasuko / Shogakukan

Les personnages…

Concernant les personnages, nous en avons peu ce qui est plutôt sympas on nous permet pas dans la masse de personnages ! D’autant plus, qu’il ne faut pas oublier que le manga n’a que 6 (ou 7) tomes donc bon, si il y en avait eu trop, ça aurait été moche. Ils sont tous présent, ils arrivent au fur et à mesure dans ce premier tome. Et cela permet d’avoir une entrée active en la matière.

La lycéenne du présent…

Je commence donc par Kayo, héroïne principale du manga. C’est avant tout une jeune fille qui aime profiter de sa vie, de sa jeunesse et surtout de sa beauté. Les études l’importe peu et cela on le comprend dès la première page ! Kayo fonce dans le tas, elle ne réfléchit pas au conséquence, ce qui veut dire qu’à la moindre erreur de sa part, il lui est difficile de l’accepter ! Égoïste par dessus le marché, elle pense avant tout à elle avant de penser aux autres.
Je trouve cette protagonistes assez réaliste. Elle représente la jeune fille actuelle, la femme de notre époque dans le sens où aujourd’hui nous pensons plus à nous avons de penser à son prochain. Par ailleurs, bien qu’elle soit mauvaise perdante, elle est maladroite. Mais, elle peut avoir des moments où sa sincérité la rend attachante. Kayo peut même avoir des petits moments de remise en question, ce qui est rare, je vous l’accorde. Et bien que Kayo soit dur de la feuille, elle a tout de même un bon fond et ces petits moments de faiblesses qui la rend encore plus attachante ! On est loin de la fille : niaise, fragile, ici notre Kayo a du caractère, de l’énergie à revendre !

D’ailleurs, il faut savoir qu’on est à des années lumières entre sa personnalité privée et sa personnalité public. Ce que je veux dire par là c’est que tout ce que je viens de vous décrire est la Kayo avec sa personnalité privée. Celle qui est public montre une fille passant de garçon en garçon, populaire par sa beauté, elle en profite alors qu’en réalité, elle ne sait pas vraiment comment se comporter avec les garçons, notamment avec celui qu’elle aime !! Kayo joue la fille «cool» dans tout les sens du terme alors qu’en vérité, c’est une fille sensible… On pourrait donc se demander si cette fausse personnalité va disparaître au fur et mesure de l’avancement de l’histoire ?
Pour finir sur elle, je dirais que j’aime beaucoup cette protagoniste, elle a ce petit quelque chose qui fait qu’elle met le lecteur dans sa poche, qu’on a envie de l’aider, de la pousser à l’aller de l’avant ! Même si je vous l’accorde, ce n’est peut-être pas le genre de fille qu’on apprécierait !
Kayo est le personnage la plus proche de la réalité et son histoire, si l’on enlève l’intervention de son double.

La trentenaire du future…

Passons maintenant à la Kayo du futur. Notre trentenaire son but est avant tout de changer son futur à elle en intervenant avec la Kayo treize ans dans le passé. Elle veut faire prendre conscience à cette adolescente des erreurs qu’elle va commettre dans sa vie amoureuse en la prévenant de ce qui va se passer pour modifier sa vie !
Je me demande d’ailleurs si elle l’aidera à prendre plus de maturité et lui apprendre à faire des efforts. C’est une question intéressante car après tout, la Kayo de seize ans est quelque peu feignante sur le plan des études… Par ailleurs, je me demande même si notre trentenaire travaille dans sa réalité !
Mais pour la décrire, je dirais que c’est une femme bien plus égoïste que l’adolescente étant donnée qu’elle veut absolument changer son futur pour enfin être «heureuse» et changer sa vie. Elle choisit la voie de la facilité en retournant dans le passé. Elle semble vouloir dépendre d’un homme, mais ça on ne sait pas pourquoi… On en apprendra plus peut-être plus tard dans les tomes à suivre.

La base du shôjo : l’ami d’enfance !

Abordons maintenant le fameux «ami d’enfance». Le cliché type du shôjo, l’ami passe partout. Celui qui a été présent dans la vie de l’héroïne depuis son enfance, qui l’a vu grandir et qui peut-être ressent des sentiments pour elle. Sentiment amical ou d’amour. Pour cet ami d’enfance, nous avons un bel Apollon, populaire, bon élève en plus de cela. En bref, c’est le garçon parfait, peut-être même le prince charmant !
Ce protagoniste porte le nom de Shinnosuke et il a tout les atouts possible. Il est gentil, attentionné envers Kayo, je me demande même s’il ne ressent pas quelque chose pour cette dernière car il semble beaucoup tenir à elle mais qu’il le cache… Que cela soit amical ou non d’ailleurs. C’est assez ambiguë à vrai dire.
Shinnosuke est un jeune homme sympathique, sincère, souriant, il me fait penser à un rayon de soleil. Je le trouve légèrement attachant, même si nous ne savons que peu d’éléments sur sa vie privé.

Les personnages secondaires…

Pour ce qui sont de nos deux personnages secondaires, enfin, pas si secondaire que cela au final car ils sont tous aussi présent que Shinnosuke…  Ils interviennent et sont assez importants dans l’histoire puisque sans eux, nous n’aurions pas le même contenu ! J’ai plutôt hâte de voir ce qui va se passer par la suite avec eux, la contribution qu’ils vont apporter !

La sainte…

Nous avons donc : Kushida, aussi qualifiée de petite «Sainte» dans le manga et avec un grand S ! A vrai dire, je ne l’apprécie pas beaucoup, c’est le cliché du shôjo, vraiment. Tous les clichés possible sont réunis en elle… Pour commencer, elle est positive, à tel point que ça en devient incroyable. Sincère et honnête, souriante et énergique, Kushida met du cœur à l’ouvrage et favorise l’effort pour être récompensé. Rajoutons en plus de cela qu’elle est sportive et social, appréciée de ses camarades, elle est toujours de bonne humeur. Elle possède aussi une force d’esprit incroyable, elle n’est pas ébranlée par les propos de Kayo qui sont plutôt dur… Donc, même si elle possède un physique ordinaire, elle est tout aussi exceptionnel par sa personnalité comme j’ai pu vous le démontrer. Kushida est une rivale de taille pour Kayo puisque elle représente la jeune fille parfaite, celle qui est bonne à marier ! Son innocence, sa naïveté extrême et sa pureté touche Shinnosuke puisqu’il l’admire et c’est ce qui pourrait faire perdre Kayo.

Si je devais faire un lien entre Kayo et Kushida, je dirais que l’autrice a volontairement inversé les codes du shôjo. Ce que je veux dire par-là, c’est que Kayo représenterait plus la fille énervante et que l’on n’aime pas. Elle serait la «méchante» tandis que Kushida serait mis en avant comme la «gentille et la frêle jeune fille». Cependant, le fait que nous connaissons plus Kayo que l’autre protagoniste fait qu’on s’attache plus à notre héroïne ! Du moins pour ma part. Pour être honnête avec vous, je n’aime pas du tout Kushida, mon avis sur elle est plutôt mitigé pour le moment, je verrais dans le tome deux…

Le deuxième cliché…

Taki, deuxième personnage «secondaire» est le genre de jeune homme assez étrange dans les shôjo, il est l’homme mystérieux. On ne sait jamais si il est sérieux ou si il rigole. Il semble vouloir plus s’amuser qu’autre chose, il prend la vie avec légèreté. On a pu le voir, il profite de sa popularité, de sa beauté pour charmer les filles. On ne sait pas grand chose le concernant non plus… Taki, intervient l’avant dernier chapitre, toutefois, on a un petit aperçu du genre de spécimen qu’il est !
Je pense que c’est un garçon frivole. Mon avis sur lui n’est pas bien poussé, je le sais bien mais je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression qu’il nous cache quelque chose… Si je devais faire un lien entre lui et Shinnosuke, je dirais que les rôles ont également été inversé. Taki représenterait plus le fameux héro que nous avons tous dans nos shôjo tandis que Shinnosuke serait celui qui est ou n’est pas accessible, le rôle secondaire. A vrai dire, j’en viens même à me demander si l’autrice n’aurait pas là encore volontairement inversé les rôles. Toutefois, je trouve intéressant le point de vu qu’aborde la mangaka.
J’ai hâte d’en savoir plus concernant les personnages, de savoir si le futur sera bel est bien changé. Savoir surtout si une vie futur sera possible avec Shinnosuke ou si Taki prendra alors sa place ? C’est une question qui se pose car peut-être que notre héroïne tombera sous le charme de ce dernier. Pourquoi pas, tout est possible, nous ne les connaissons pas vraiment encore !

Konna Mirai Wa Kiitenai!! © 2016 Yasuko / Shogakukan

Les dessins…

Pour ce qui sont des dessins, ils sont juste sublimes ! Les expressions sont dignes de ce nom. La mangaka les a transmis à la perfection, on comprend facilement les émotions de chaque personnages. C’est surtout vrai pour Kayo mais aussi son double, on peut lire en elle comme dans livre ouvert grâce à ces expressions justement ! Cependant, Shinnosuke lui, il est plus difficilement descriptible, même si je dois avouer que c’est mon chara-design préféré avec Kayo. Les deux autres protagonistes, je les trouve tout simplement ordinaire, ils n’ont pas de charmes selon moi ! Les traits sont fins, détaillée, précis, digne d’un mangaka et c’est remarquable !  

Pour ce qui est de la couverture, c’est un réel coup de cœur, j’avais beaucoup hésité mais la couverture et les dessins m’ont totalement convaincu. D’autant plus, à ma grande surprise, j’adore le rose ! C’est une découverte du au manga, merci Akata pour m’avoir fait découvrir ma deuxième couleur favorite ! Elle nous accroche, pour ma part, je n’ai pas et je n’arrive pas à en détacher les yeux. De plus, le titre SOS Love reflète l’urgence de l’état de Kayo sur la jaquette, en partie à cause de son expression !  

Donc pour conclure, c’est un très gros oui à ce manga, il n’a que sept tomes ce qui n’est pas excessif. En plus de cela, l’autrice ira directement droit au but comme j’ai pu vous le dire déjà ! Les personnages sont attachants mais aussi mystérieux, j’espère pouvoir en apprendre plus sur eux dans les prochains tomes qui vont paraître ! L’histoire comme j’ai pu vous le dire aussi est tout aussi prenante qu’intéressante, j’ai hâte de voir son évolution et son final car pour sept tomes, c’est assez intriguant tout de même !
Et pour finir, je dirais que je ne suis pas déçue de ce manga bien au contraire, c’est même le coup de cœur monumental. C’est mon premier shôjo des éditions Akata.

NOS NOTES ...
Dessins
Personnages
Couverture
Histoire
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[Co-créatrice du Moonyko] Passionnée de Web et de graphisme, je dévore les livres que je lis. Otaku a temps plein non rémunéré malheureusement je vous ferai découvrir où apprécier de nouvelles lectures ou de nouveaux animés grâce à mes reviews. Katou Megumi, Mai Sakurajima & Rem the Best WAIFU.

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