Rasetsu Primal Hunt

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Rasetsu Primal Hunt, nouveau Seinen des éditions H2T signé Eudetenis.
Derrière ce pseudonyme, se cache un scénariste Paulo et une dessinatrice Giovana. Ensemble, ils travaillent sur le marché brésilien et international depuis 2012. Ces deux auteurs ont ensembles remportés à 3 reprises le grand prix Silent Manga Audition, un concours international organisé par un éditeur japonais, Coamix.
Autant vous dire qu’il ne s’agit pas de débutant mais d’un vrai duo qui ne forme qu’un.

Rasetsu n’est pas un simple Seinen comme ceux que j’ai pu lire. Nombreux de ce que je connais joue sur l’aspect psychologique ou bien sur du survival game.
Par conséquent, même si les titres de ces genres sont variés on a rapidement fait le tour…
Ici, dans cette nouvelle série, nous avons des hommes, mi-montre mi-homme qui se battent au nom d’une cause, d’une personne dont on a pas l’identité.
De plus, si le récit aurait pu se passer dans une époque antérieur à la nôtre, là, nous sommes, peut-on dire, dans la même époque et peut-être la même année. Dans tout les cas, nous avons un groupe de scientifiques qui effectuent des recherches sur une espèce de monstres appelés : « Kravyads« .

L’histoire…

L’histoire a donc lieu au Brésil où nous allons explorer la sublime et magnifique faune et flore de ce pays.
Le récit est très rapidement bien posé. Le scénariste nous explique tout ce que le lecteur doit savoir avec brio. On entre ensuite directement dans le vif du sujet de l’histoire. Le lecteur n’a pas le temps de se poser, le premier tome est rempli d’actions et de rebondissements. C’est d’ailleurs ce que j’ai le plus aimé dans ce manga.
Par ailleurs, autre point important que j’ai apprécié dans ce tome, c’est le point de vu que l’on a dans l’histoire. A un certain moment, nous sommes le héro. Nous incarnons ses yeux et j’ai l’impression d’être dans un jeu MMO. On voit la même chose, on ressent la chose que lui. C’est intriguant, on ne comprend pas ce qui arrive et on veut savoir. Pour moi, c’est du jamais vu dans un manga.

Parlons maintenant de la fin de Rasetsu dans les grandes lignes, bien sûr.
Certes, donner envie aux lecteurs de connaître la suite est importante mais là, c’est pire qu’un crime. Comment Eudetenis peuvent nous faire cela ? La fin m’a tellement frustré que j’ai beau tourner et retourner à les pages de fin de chapitre, de nouvelles pages n’apparaissaient pas. Même si la frustration est bonne, cette fin intègre au dernier moment un personnage. Ils annoncent même qu’il va se passer quelque chose de complétement fou.
Dites moi à quel moment peut-on faire souffrir le lecture dans l’attente de la suite du deuxième tome ?
Personnellement, je pense être assez frustrée avec le tome deux de Deep Scar et le premier tome de Bloodline Symphony

Dernière information avant de conclure cette partie, à la fin des chapitres du tome, nous retrouvons nombreux des protagonistes que nous avons rencontrés dans notre lecture. Ils sont accompagnés d’une fiche information. C’est vraiment génial étant donné qu’on ne se souvient pas toujours de qui et qui.

Les personnages

Parlons-en des personnages. Nous ne savons rien d’eux. Les seules informations que nous avons droit, c’est les informations « basiques ».
Nous savons que le trio est composé de deux frères : Ryo et Ren Basilio, ils ont une ami Nata Da Silva. Nata est la petite amie de Ryo mais également l’amie d’enfance de Ren. Ils s’entendent bien et ont chacun leurs propres caractères.
Ren est du genre à prendre sur lui et à ne rien laisser paraître. Nata, c’est la jeune femme toute mignonne mais qui sait ce qu’elle veut. Derrière cette bouille toute mignonne à laquelle on ne peut pas résister, elle a un caractère de cochon et elle est sensible. Quant à Ryo, c’est celui qui prend à la fois tout avec légèreté mais qui sait agir avec calme et fermeté quand la situation l’exige.

Nous avons donc là un portrait banal de nos héros. Maintenant ce qui m’intrigue, c’est les secrets qu’ils ont au fond d’eux. Je veux savoir qu’est-ce qui lient nos protagonistes et pourquoi sont-il chercheurs. Et surtout, quelle est cette étrange histoire autour des « Kravyads ».

Les dessins…

En ce qui concerne les dessins, ils sont sublimes. Ils sont proches du style japonais. Vous me direz que les japonais n’ont pas de « style particulier ». Pourtant, je trouve que si. Je ne sais pas vous, mais selon moi, on remarque la patte française, elle a des traits bien à elle. Tout comme les japonais qui ont leur propre marque de fabrication en dessin.
Pour ce qui sont des dessins de Rasetsu, c’est propre, c’est détaillé avec des traits fins et élégants. Cela contraste parfaitement avec l’univers sombre du titre.

Pour conclure, même si ce n’est pas le coup de cœur absolument, j’ai beaucoup aimé lire ce titre. Il est intéressant et encore une fois, ça me change de mes lectures habituelles ce que j’apprécie fortement. Je découvre une nouvelle série et je dois avouer que si j’étais passée à côté j’aurais été triste ! C’est un manga que je vous conseille si vous êtes des fans de seinen à la fois de policier, de combats mais aussi de survis et en parallèle donc d’aventure.
Petit plus pour les éditions H2T, j’aime énormément la souplesse du manga, c’est limite si le manga ne fond pas dans nos mains lorsqu’on l’ouvre. On n’a pas peur de l’ouvrir en grand et donc d’abimer les pages. Un vrai plaisir.

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Co-créatrice du Moonyko. Je suis une passionnée du Japon autant par sa culture traditionnelle que par sa Pop culture. J'ai pour but de vous faire découvrir mes lectures et visionnages au travers de ce blog. Mais il n'y a pas que le Japon qui me passionne, l'infographie et le codage sont aussi au cœur de mes centres d’intérêts. De ce fait, un projet aura lieu en rapport avec tout cela alors n'hésitez à aller sur notre Tipeee pour soit en savoir plus, soit pour donner une petite contribution pour nous soutenir.

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