Pourquoi Re:Zero est-il un excellent Isekai ?

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Explication et Démonstration par le biais du protagoniste Subaru Natsuki.

Attention: Cette analyse comporte des spoilers, mais nécessaire à la réflexion menée. Je vous invite donc à avoir un certain bagage sur l’œuvre pour aborder le sujet.

Re:Zero kara hajimeru isekai seikatsu traduit en français : «Commencer la vie dans un autre monde à partir de zéro», Re:Zero − Re:vivre dans un autre monde à partir de zéro ou encore en anglais: Re:Zero − Starting Life in Another World, se veut être une série de light novels. Tappei Nagatsuki n’est autre que l’auteur du titre. Shinichirou Otsuka est quant à lui, l’illustrateur du roman.
Depuis le 25 janvier 2014, vingt-deux volumes ont été publiés par Media Factory sous le label MF Bunko J. Le Web Novel à l’origine fait carton plein engendrant une fan-base importante. Il permet par la suite, la publication sous le format Light Novel qui connaît un franc succès également. Le titre accède à maintes reprises au top des ventes selon les classements établis par Oricon. (Société japonaise fournissant des statistiques de vente et d’actualités en relation avec l’industrie du divertissement).

Succès à déclinaison

Un préquel voit le jour au Japon en 2016, narrant le passé d’Émilia et de l’esprit Pack du nom de Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu : Hyouketsu no Kizuna. Un spin-off pointe également le bout de son nez. Ce dernier propose diverses histoires depuis sa parution en 2014. Il est toujours en cours et se nomme Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu Tanpenshuu.
Et enfin, une série de spin-off la plus récente (2015), actuellement disponible chez Yen Press On (une maison d’édition américaine). Elle fait beaucoup parler d’elle et se s’intitule: Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu Ex. Cela conte le passé de divers compagnons qui ont pu croiser la route de Subaru.

Une version manga apparaît à partir de juin 2014. Il découpe les tomes en partie fondées sur les Arcs du LN, abordant des dessinateurs différents selon les parties. Durant l’année 2016 voit enfin arriver son adaptation anime produit par le studio White Fox. Succès éclatant de la première saison de Re:Zero, une deuxième saison de la série est annoncée au public en 2019.
Pour le plus grand plaisir des fans, une réédition de la saison 1 a été retravaillée et proposée durant l’Hiver 2020. Elle permet aussi à ceux boudant la licence de probablement renouer des liens avec celle-ci ! Quant à la nouvelle française, le 15 juin 2017, la maison d’édition Ofelbe spécialisée dans la publication de Light Novel annonce le LN chez nous. Actuellement toujours en cours de parution et comptant plus de sept tomes.

I – Les premiers échos :

(Re)-Découverte

La première fois que l’on m’a présenté Re:Zero par le biais de son adaptation anime, durant le courant 2016 à sa sortie, je dois dire que j’étais resté de marbre face à la description que m’en avait fait un ami: «c’est un type qui lorsqu’il meurt, revient à un point de sauvegarde». Autant le dire de suite que mon envie et ma curiosité étaient loin d’être comblées en entendant cela. L’image d’un personnage transporté dans un monde fantastique avec des codes typiques des jeux-vidéos ou autres, me signalait de ne pas regarder sur l’instant présent cet anime.

Puis après mûres réflexions, j’ai décidé de me lancer. En ayant vu la hype, l’immense écho et les élections avec le statut du meilleur anime de 2016 (rien que ça !). Et il s’avère qu’en effet le constat est présent, Re:Zero est une antithèse à lui seul pour le genre concerné. C’est l’anti-shinsekai, l’anti-isekai, un opposé total à ce qu’est SAO en son genre. Parce que ce Monde qui nous est présenté et les péripéties de Subaru sont cruelles. Elles sont presque réalistes et nous fait souffrir dans un ascenseur émotionnel et humain constant comme pour Subaru Natsuki lui-même.

L’Isekai et ses nombreux visages

Tappei Nagatsuki a réussi son pari. Le genre et le développement que laisse prendre l’œuvre tout le long frôle parfois la limite d’un genre très croissant dans le marché du Light Novel -et dont les œuvres ne peuvent réellement subir d’adaptation à proprement dit- le Revenge Isekai, mettant en scène des protagonistes aux états d’âmes déchirés et qui ne jurent que par la pitié et la violence de la Réalité en partant en quête de vengeance, crimes et meurtres. À ce jour, un Light Novel qui a pu connaître un succès en reprenant ce concept sans forcément trop approfondir la chose est Tate no Yuusha no Nariagari (The Rising of the Shield Hero) grâce notamment à son adaptation réussite en anime courant 2019.
Autre exemple qui pour le coup, creuse réellement l’intérêt du genre, de manière crue et sans crainte est le Light Novel (première publication au Japon datant de 2016) de Kizuka Nero: Nidome no Yuusha wa Fukushuu no Michi wo Warai Ayumu.

La formule Re:Zero

En effet, Re:Zero se rapproche de ce genre en frôlant la folie qui pourchasse constamment son protagoniste. La Mort, l’envie de vengeance qui prend Subaru à la gorge lorsqu’il se retrouve incompris de tous et rejeté même par Émilia qui est le point central de l’origine de ses Passions (mais dont j’y reviendrais plus tard au cours de l’analyse).

Beaucoup se sont surpris à avoir eu du mal à visionner l’adaptation anime de Re:Zero au fur et à mesure que l’histoire prenait forme et se développait, devoir assister à un Subaru impuissant, violenté et torturé aussi bien sur le plan physique que psychologique. Et c’est ce point de réalisme que prend en compte Tappei Nagatsuki. Il change toute la donne, de mettre en avant le fondamentalisme même d’une psychologie humaine et véritable en prenant en compte le fait que Natsuki Subaru vienne de notre Monde Moderne et non pas d’un Monde Fantastique comme il est le cas au cours de l’histoire.

De ce fait, Subaru n’est aucunement préparé, ni même adapté à faire face à un environnement différent de ce qu’il connaissait à l’origine. D’autant plus, face à une invocation. Il arrivera avec son survêtement et une poche de nourriture venue du Konbini d’où il ressortait sans explication et de manière radicale comme il est le cas le concernant. En plus de cela, il se retrouve avec un bonus de départ, une Malédiction.

II – Subaru, le reflet inversé du Surhomme sur un marché de niche :

Subaru Natsuki est un zéro. Un presque adepte de la philosophie de l’anti-héros par excellence. La Volonté, la Force, l’Espoir, le Courage sont des faux-semblants que se trame ce dernier en vain. En vérité, il n’a beau réaliser un pas en avant qu’il en fait trois en arrière constamment. Le qualificatif de héros désespéré, tragique, rend l’attachement à ce dernier plus malsain mais poignant. Il souffre constamment, sombre dans un socle familier avec la Folie et en devient son chien de garde. Beaucoup de critiques ont pointées du doigt l’œuvre à cause de ce trait de caractère qu’est la nullité subjective propre à Subaru, mais en approfondissant l’analyse, on se rend compte qu’elle est nécessaire pour confirmer que Re:Zero est un excellent Isekai dans le domaine.

Là où les tenants et aboutissements veuillent qu’un héros venu de notre Monde se retrouve dans un univers fantasmagorique et possède tant de qualités qu’il en devient presque le roi du pétrole, Subaru Natsuki n’a rien pour lui. En plus d’être un NEET, Subaru possède un physique qui laisse prétendument sous-entendre qu’il n’est qu’un vaurien. De plus, sa psychologie de faiblard est inadaptée aux épreuves de ce Monde.

L’homme à contretemps

Cependant, en respect à la tradition de la règle de base qui régit la Littérature, les conceptions basiques d’un Héros -puisque c’est ce qu’est malgré tout Subaru Natsuki se voit acquérir un pouvoir, une compétence, une force qui donne l’Essence à ce dernier. Le Marché du Manga et des adaptations animes, la prédisposition à la Demande forte et à l’Offre par son répondant à des héros shōnens nekketsu forts en caractère, puissants, vaillants, charmants… Font directement le parallèle à ce que renvoi Subaru. Si Re:Zero est avant tout un Seinen, la dépréciation qui s’opère face aux agissements, à la psychologie de Subaru, ramène à ce surdosage sur le Marché du Manga avec les héros dopés au nekketsu.

III – La perversion par la Mort :

Le seul pouvoir à sa disposition, c’est celui de mourir encore et encore… La Mort est l’alliée tout comme l’ennemi de Subaru. Cela en devient presque un comique de situation et de répétition. On assiste à un protagoniste clé et central à une œuvre qui se retrouve en mesure de pouvoir mourir à répétition pour corriger ses erreurs. C’est dans un extrême opposé de ce qu’est la Mort par prédisposition à un Héros d’origine: la crainte de voir ce dernier mourir.

Toutefois, là où réside le génie de Tappei Nagatuski, c’est de réussir à perpétuer la crainte, la peur de la Mort. Même si Subaru tente de la maîtriser, la dompter, se l’approprier, il ne fait qu’en souffrir. Les affluences de la Mort prennent des formes et sous des situations qui nous sont infinies et inconnues. Subaru est sans cesse rattaché à ce pouvoir qui tient plus dans ses composants à une Malédiction –ce qui est développé au cours de l’oeuvre– que d’un véritable pouvoir. Pourtant, cela en devient presque une obsession constante qui hante la conscience de Subaru: quand est-ce que je vais de nouveau mourir ?

Souffrir en silence

Plus il meurt, plus il en souffre. Et plus sa conscience se dégrade, plus la Folie le caresse, plus la frontière qui maintient la Rationalité pensive d’un homme se rompt. Subaru est terrassé, écrasé et violé moralement. Il voit ses alliés le trahir, lui tourner le dos. Subaru se suicide, il s’automutile. Il cogite en lui un mal-être profond qui le dévore et porte l’appellation de la Sorcière Satela. La Sorcière de l’Envie (symbolisation et crainte du Péché). Subaru doit vivre dans une profonde solitude. Il est voué à un vœu de Silence imposé par le «pouvoir» qu’est la mort réversible. Malgré qu’il tente de s’en affranchir, il ne subit que des caresses de la Main de ce qui semble être l’ombre (ou la Sorcière en elle-même) envers son cœur fébrile. Et le fait s’isoler dans une prison physique et morale invisible aux yeux des autres.

IV – L’Ode à la Passion, l’Hymne à la Haine :

Chant des Passions

Et c’est pour quoi la Passion est quelque chose de vital à Subaru. Il ne vit que pour ça. Émilia est la personnification même de cette Passion. Il l’aime à la folie et souffre pour elle au point d’en mourir encore et encore. Quant à Rem, elle est le pilier du maintien de la conscience et de sa morale. Rem est un remède personnifiée à la Solitude qui enchaîne Subaru par les conditions de cette Malédiction inconnue de tous.
Ce conflit des Passions est d’ailleurs approfondi à son paroxysme dans la lecture de l’œuvre en Web Novel ou bien même du Light Novel, jusqu’à son adaptation anime. Les fans le savent, les déchirements communautaires pour savoir qui entre Émilia ou Rem est la plus légitime sont légions.

Et pourtant, Tappei Nagatsuki a fait son choix, c’est bien la demi-elfe qui l’emporte. Parce qu’elle est la Passion vivante et la raison d’être de Subaru. Malgré cela, Rem est la seule à accorder ce soutien moral, émotionnel et affectif en toute circonstance. Cela permet de solidifier le point d’ancrage de Subaru envers la Rationalité et la Réalité. Il évite grâce à cela de continuer à sombrer perpétuellement dans la Folie et la Solitude qui le ronge et l’habite.

L’épisode 18 (correspondant au chapitre 5 du Tome 6) est un ascenseur émotionnel avec la déclaration d’amour de Rem envers Subaru. Elle laisse place à un déchirement et à un questionnement sur la légitimité des Passions qu’éprouvent les deux demoiselles. Ainsi que le comportement de Subaru et ses agissements marquent ce point d’appui sur la chose. Les deux demoiselles sont donc essentielles et nécessaires à Subaru. C’est une addition dont Subaru est le résultat, sans l’une, l’autre n’est plus rien et Subaru disparaît. Il y a aussi le lien étroit que semble avoir Béatrice avec Subaru. Malheureusement, la publication française chez Ofelbe ne nous permet pas encore d’approfondir assez le sujet sur cette question.

Cri de la Haine

La Haine est un autre facteur prédominant chez Subaru après la Passion.
En effet, il est constamment sur la balance entre le choix de ses Passions ou de la Haine qu’il consume envers le Culte de la Sorcière. Et plus particulièrement, à l’encontre de la Figure du groupuscule religieux représenté par Peltégueuse Romanée-Conti. Il représente l’image cauchemardesque de ce qui pourrait attendre Subaru dans un futur proche. Cette Haine qui le consume à petit feu, à l’inverse de la consumer par lui-même, provoque un revirement violent envers son entourage. Subaru est mis à l’écart, rejeté, humilié, craché, esseulé et abandonné par Émilia. Et ce, dès le Tome 4 du Light Novel qui se fini sur une note tragique et forte en émotion (référence à l’épisode 13 de l’anime).

Ce rapport Haine-Passion, est parfaitement maîtrisé à son échelle. La communication entre lui et la jeune demi-elfe est constamment dans un décalage. Et également dans une toute autre interprétation que cela soit par les mots ou les actes. Il n’arrive pas à se livrer, lié aux contraintes de la Malédiction de la Sorcière. Subaru cherche ainsi à étouffer ses souffrances pour jouer sur une superficialité.
L’image d’un jeune homme courageux, intrépide et vaillant mais qui ne fait que souffrir depuis son arrivée en ce Monde. Il se raccroche de toutes les forces à sa disposition, à une image qu’il façonne sous l’aveuglement de ses Passions. Tandis qu’Émilia est également déchirée par divers conflits intérieurs.

La Force motrice conflictuelle

Ce développement de la relation forte qu’il éprouve pour Émilia est davantage approfondi dans le Light Novel bien que plus raccourci en durée matérielle (équivalence de 4 tomes pour 13 épisodes sur la comparaison) laissant un attachement plus progressif par rapport au Light Novel mais néanmoins diablement efficace. Parce que là où l’adaptation anime réside en son principe à faire valoir par les images et le son, le Light Novel fonde son inscription par l’écriture qui se veut toute aussi puissante et retranscrit aussi bien les déchirements et les constants balancements entre la Haine-Passion de Subaru que la Folie qui le démange.

La Haine devient ainsi son second moteur. Mettant en parallèle l’écart avec les attentes en principe d’un héros qui ne doit pas se laisser aller à l’ignoble Haine. Mais à des valeurs plus pures et d’autant plus fortes. Parce que s’il est possible de dompter à proprement parler la Haine et son concept pour en devenir un moteur de force, chez Natsuki elle est autodestructrice. Mais également à double tranchant. Cette Haine laisse un résultat incertain si ce n’est un Subaru ébréché.

V – Subaru, le Fataliste dans l’Âme :

C’est cet enchaînement de malheurs perpétuels et incontinents qu’affronte Subaru, qui le pousse dans ses derniers retranchements. Dans le flot de sa Conscience duquel il se noie intérieurement. La marque de la Sorcière de l’Envie s’est apposée sur lui dès l’instant où Subaru a été invoqué dans le royaume de Lugnica. Cette symbolique du Péché s’accroche à la peau de ce dernier sans jamais le lâcher un seul instant. Il en est sa proie, son plat de résistance.
Ce mot qui revient encore et encore, ce Péché qui fait écho et sonde l’âme au plus profond de Subaru est celui de la Paresse. La Paresse de Subaru est évoquée la première fois par son reflet allégorique qu’est Peltégueuse Romanée-Conti. Il hante à jamais le jeune homme. Cette Paresse si favorite à l’utilisation du lexique du Culte de la Sorcière n’est qu’en finalité chez Subaru la volonté de ne pas aller à l’encontre de l’ordre des choses établi. Ce Destin, il le vit, il le sent, il le voit, il le subit, il en meurt…

Vivre ou Mourir ? Être ou ne pas être ?

Une fatalité atroce et presque égoïste fini par pervertir Subaru parce qu’il en prend part pleinement en sa constitution. D’abord, il la fuit, cherchant à l’éviter à tout prix. Il s’en éloigne aveuglement par crainte. Pour finalement, la reconnaître et admettre que la Paresse, c’est lui-même (et ce dès le Tome 6 du LN). Il en devient cette personnification, son réceptacle, sa forme vivante. Subaru est la brebis galeuse de ses péchés.

Et cela, en cette vérité absolue mais atroce pour lui, c’est la validité des propos de Péltégueuse Romanée-Conti à son égard. Un reproche quasiment sous-entendu et indirect émis par ce dernier envers Subaru. Au lieu de chercher à se tuer à la tâche et de franchir un seuil qui ferait de lui ce Surhomme tant attendu, il préfère rester dans ses retranchements, son statut de faiblard et sa bulle. Il attend que le Destin lui vienne en aide.
Il ne veut pas croire qu’il pourrait aller à l’encontre de ce dernier s’il s’en donnait les moyens. Surbaru préfère ne pas affronter la Vérité en face.

Le prix à payer pour le résultat de ses conséquences qui l’attend s’il doit en faire le pari, devient bien trop lourd à subir. Il est un prisonnier, marchant avec une chaîne au pied. Son geôlier, le Destin. Sa chaîne, la Paresse. Qui est sa Clé ? Émilia et Rem. Mais le prix pour réussir à dompter ce fatalisme, ce pessimisme propre à Subaru, est un long cheminement auquel ce dernier n’a pas fini de faire face.

VI – Parsème au gré du vent :

La seule certitude qui permet de donner un semblant de crédibilité à Natsuki Subaru, ce sont les miasmes qu’il dégage. Où à proprement parler, l’odeur de la Sorcière qui ne fait qu’en général lui attirer des ennuis. Il vit constamment dans le Passé, les regrets, les craintes et l’appréhension d’un Futur incertain. Le Présent ne lui sert qu’à organiser ses pensées et ses actions. Les fantômes de ses erreurs et morts du passé, s’accrochent à sa peau. Et à jamais les images de ceux qu’il aime et qu’il a vu décéder dans d’atroces conditions lors d’une des boucles Mortelles, par sa faute, qui le font terriblement souffrir.
Par exemple, Rem charcutée et écrasée, son cadavre servant de pantin à Pételgueuse (qui est le miroir de ce qui attend Subaru s’il cède à la Folie permanente). Ou bien encore, Émilia détruite de l’intérieur et transpercée par la Malédiction de la Sorcière propre à Subaru. Les enfants du village brûlés et piétinés…

L’ingrédient secret d’une formule à succès

Subaru essaie de tirer des enseignements de ses erreurs passées. Néanmoins, il se retrouve toujours à subir un extrême pire que les précédents. Et c’est seulement lorsqu’il est sur le point de rejoindre cette Folie permanente, que les rouages du Destin se mettent en marche.

C’est un cercle vicieux, malsain et constant qu’a instauré dans son processus narratif qui lui est si propre, Tappei Nagatsuki. Et c’est ce qui rend finalement la formule Re:Zero si prenante, résultant d’un accomplissement démontrable et reconnaissable. Parce qu’indubitablement, c’est ce qu’il en est: Tappei Nagatsuki a révolutionné le genre Isekai en s’affranchissant des codes de bases pour imprégner et ajouter sa propre touche d’encre à la Demande du Marché du Light Novel dans le genre Isekai qui a connu une prospère évolution au Japon depuis ces dernières années et qui continue d’en voir venir parfois qualitativement, parfois quantitativement et sous des déclinaisons telles que le Revenge Isekai.

Il dépeint le cadre dans lequel se déroule l’œuvre. La démystification de ce mythe idyllique d’un autre Monde où le Héros invoqué est constamment dans un Bonheur accompli. Il ne provoque pas un rattachement par la volonté de se comparer et de se reconnaître par un protagoniste puissant. C’est plutôt par le Désespoir qui est la source primaire d’une compassion, d’une persuasion et d’une certaine validité morale. Ce qu’éprouve le lecteur voire le spectateur en regardant l’adaptation anime.

Pour conclure mon analyse sur le personnage de Subaru, il exprime le gage de qualité qu’est l’œuvre de Tappei Nagatsuki. Une chose est sûre, Re:Zero est devenu une référence dans son domaine. Et il n’a pas fini de faire parler de lui.

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Rédacteur fraîchement arrivé sur les terres de Moonyko. Grand lecteur en tout genre et philosophe de comptoir à mes heures perdues, je possède en mon sein la flamme de la passion pour l'Écriture. Mon objectif est celui de vous proposer une approche personnelle sur l'univers des Mangas, Animes, Light Novels et autres. En espérant pouvoir faire un bout de chemin en votre compagnie.

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