Deep Scar T.1

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Deep Scar est un manga créée par une Italienne vivant en Italie mais où sa première sortie fut en France. Fraîchement arrivée dans nos contrées en 2018 au Edition H2T, ce titre est pour moi une petite surprise pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, c’est la deuxième fois de ma vie que je lis un manga qui ne provient pas du Japon et qui plus est, réalisé par un pur et vrai japonais. Peut-être vous souvenez-vous de la fois où je vous ai parlé de Euterpe, un manga Français (ou aussi appelé manfra). Et ensuite, c’est l’histoire en elle-même qui a su me surprendre. Mais je dois bien avouer que si je me suis lancée, c’est parce que le manga me faisait penser à Nana… 

L’histoire 

Sur le dessus de l’iceberg

Nous suivons Sofia, 22 ans qui entre à l’université à Turin. Elle décide de vivre avec une colocataire, Véronica. Loin de sa famille et de son petit-ami Luca, elle souhaite plus d’indépendance. Donc, notre petite Sofia pour une raison inconnu n’entre à l’université qu’à 22 ans… Pourquoi ? Je ne pense pas que cela provient d’un simple redoublement, elle semble bien trop sérieuse et érudite. Ensuite, Luca et Sofia sont ce que l’on peut appeler des “êtres parfaits” mais seulement en apparence. Dans le fond, c’est complètement différent.

    L’histoire au-dessous de l’iceberg

Au début, je trouvais l’histoire gnangnan, je pensais que c’était juste l’auteure qui ne savait pas scénarisé une histoire. Mais en faite, elle a fait exprès. Elle nous a mené en bateau jusqu’à l’explosion attendu qui fait que l’histoire commence vraiment…
De plus, si l’on plonge plus profondément dans l’histoire, on s’aperçoit que l’auteure n’a pas épargné les personnages principaux non plus.

Lorenzo semble constamment en souffrance et vide. Veronica s’amuse beaucoup et critique beaucoup les autres (serait-ce pour une raison quelconque ou est-ce juste la pur méchanceté ?). Luca est tellement protecteur que cela pourrait devenir toxique. Sofia est habitée par un mal inconnu… Et ne parlons pas des parents…
Bref, ils vont tous mal mais pourquoi ? Bien trop de mystère autour de tous ces protagonistes.

J’ai d’ailleurs remarqué que Sofia ressemblait à un oiseau en cage. Elle est enfermée par l’éducation de ses parents et de leur emprise sur elle, de l’amour de son petit-ami mais aussi par le mystérieux drame qui l’entoure. Par ailleurs, je me demande pourquoi Sofia n’explose que maintenant. Pourquoi a t-elle voulu défaire les liens invisibles qui l’entravés ? Aurait-elle eu un déclic ?  

Les différents types de protagonistes

Des parents surprotecteurs.

Les parents, il faut en parler c’est tout aussi important et surtout, ils sont s’y peut présent dans nos mangas japonais ! J’espère les voir de temps à autres dans ce titre.

Mais parlons de leur mentalité. 
Le père est surprotecteur tout comme la mère. Par contre le père, lui, est extrêmement têtu, il ne laisse pas le dialogue faire place. Il est impulsif et veut que sa fille comprend ces souffrances (à cause encore du drama évoqué mais dont nous ne savons rien) mais il ne veut pas reconnaître celles de sa fille. Il est aussi violent dans ses actes que dans ses mots.  La mère, à l’inverse du père, reste tout de même compréhensive sur les envies d’indépendance de sa fille. Toutefois, elle n’en pense pas moins que le père. Elle ne dit pas grand chose, elle est plus passive et laisse le père décider pour sa fille. Et même si elle instaure un dialogue avec sa fille, elle lui donne plus un ordre en la suppliant verbalement qu’autre chose.

Bref, nous avons là de charmant parents que nous prenons en grippe dès le premier tome. Ils ne nous font pas bonne impression, j’espère donc les revoir dans un rôle de parents doux et à l’écoute plutôt que face à un dialogue de sourd.

Des ami(e)s 

Les ami(e)s sont ce qu’il y a de plus important. Maintenant, cela reste à voir si Nicola et Ilaria auront un rôle majeur dans l’histoire. 

Nicola me semble plus vicieux, j’ai l’impression qu’il va être celui qui va mettre son grain de sel quand il ne le faut pas mais peut-être vais-je me tromper ?

Quant à Ilaria, elle est sympathique tout simplement, c’est la bonne copine avec les conseils quand il le faut.

    Les personnages principaux 

Pour commencer, chaque personnages est différents de l’autre. Ils ont des caractères et mentalités opposés.
Lorenzo, n’est pas bavard sauf pour dire à Sofia de s’éloigner de lui et la mettre en garde. Il est plutôt distant avec les autres membres de sont groupes. Pourtant, il à l’air d’être un garçon sympas…
Véronica elle, c’est plus le genre de fille qui aime s’amuser et profiter de l’instant T. Pourtant, même si elle donne l’impression de ne pas être sympathique, elle est franche. Elle ne tourne pas autour du pot et elle n’hésite pas à tendre la main quand il le faut malgré son apparence. 

Luca, amoureux surprotecteur est ce qu’on pourrait appeler un petit ami parfait. Il est aimant, serviable, gentil, il s’inquiète quand il le faut, donne du temps à sa copine. Cependant, il doute et il n’a pas vraiment confiance en sa copine j’ai l’impression. 

Enfin, Sofia est tout aussi mystérieuse que Lorenzo. Aussi, même si elle apparaît comme une miss parfaite et souriante, elle a besoin de respirer et de s’éloigner de sa ville et de ses parents.

Les dessins

Je dois vous l’avouer, ils sont sublimes. Les traits sont tellement précis et fins. Je crois bien qu’aujourd’hui au Japon (ou alors ce sont les mangas qui sont licenciés en France) mais il y a peu de manga avec des dessins d’une telle précision. Ils sont tellement détaillés qu’il ne font penser aux anciens mangas des périodes où il y avait encore Slam Dunk.
J’ai l’impression que maintenant les mangaka veulent des planches plus sobre, dessiné de façon esthétique mais d’un seul trait… Voyez-vous ce que je veux vous expliquer ?

Pour conclure, je dirais que je suis complètement fan de ce manga. Deep Scar est une surprise car je ne pensais pas l’aimer. Et pourtant, j’ai hâte de lire la suite. Je vous conseille ce titre les yeux fermés. Toutefois, ne vous méprenez pas. Le début de l’histoire nous présente la cage dans laquelle vit Sofia jusqu’à son explosion vers la fin du premier tome.  

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Co-créatrice du Moonyko. Je suis une passionnée du Japon autant par sa culture traditionnelle que par sa Pop culture. J'ai pour but de vous faire découvrir mes lectures et visionnages au travers de ce blog. Mais il n'y a pas que le Japon qui me passionne, l'infographie et le codage sont aussi au cœur de mes centres d’intérêts. De ce fait, un projet aura lieu en rapport avec tout cela alors n'hésitez à aller sur notre Tipeee pour soit en savoir plus, soit pour donner une petite contribution pour nous soutenir.

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