Citrus est un manga de Saburato publié chez Taifu. Citrus nous présente deux protagonistes aussi différentes l’une que l’autre sur le plan moral et éthique. Mais aussi d’une éducation et d’un style de vie différent ! Pourtant, malgré leurs différences sociale, elles vont faire face aux difficultés de la vie d’adolescente. Elles apprennent à leur dépend en s’entraidant sur un pied d’égalité et elles feront l’objet de leurs tourments.
L’animé nous offre un côté réaliste de l’adolescence et du choix de sa sexualité.

L’histoire

Tout d’abord, Citrus peut-être qualifié de shojo-ai, je ne le considère pas vraiment comme un Yuri. Et je ne l’aurais pas regardé si cela avait été le cas. J’ai été séduite par la qualité de la série qui possède un énorme potentiel tant scénaristique que graphique.

Les choix scénaristiques, je n’ai pas grand chose à dire dessus. Je n’attribue que des points positifs à Citrus. Mais s’il y a bien quelque chose que je lui reprocherai, ce sont les parents des deux jeunes filles. Ils ne servent strictement plus à rien au bout d’un certain moment. Le père est apparu durant un seul épisode pour régler un « soucis ». Et nous ne le reverrons même plus en apprenant plus sur son histoire et sa personnalité.
Lors que l’on connaît l’histoire des deux paternels des deux jeunes filles, on sait qu’il y a une lourde « blessure »et c’est cela qui les rapproche. Même si je trouve ce point commun niais, il était nécessaire pour qu’elles se comprennent et créer des liens…

Le déroulement des événements sont logiques et ce, même si nous savons comment se finira l’anime. A moins qu’elle ne se finit en queue de poisson, comme ils savent bien le faire, pour nous faire lire le manga.

J’ai trouvé l’animé très sympas à regarder mais ce n’est pas un coup de cœur. Il est agréable, fluide et par moment touchant. Après, je peux vous l’avouer, cela fait assez bizarre de voir deux filles s’embrasser la première fois… Mais on s’y habitue. Par contre, ce que j’aurai aimé, et je ne sais pas si dans le manga c’est évoqué, mais c’est le coming-out. Il aurait été intéressant de le montrer.

Les personnages

Je dois dire que je suis agréablement surprise. Même si on peut retrouver pas mal de personnages, aucun n’est vraiment laissé sur la touche. Après, certains disparaissent ou appairassent comme par magie… Notamment la mère ou le père.

Malgré cela, les protagonistes ne sont pas superficiels. Ils ont une histoire et des liens. D’autres sont très conservateurs quant à d’autres, à l’inverse, ils se débattent avec leur passé ce qui les empêche d’avancer.

Mei est une jeune fille très mature, plongée dans les études et dont la pression mais le manque paternel et très flagrant quand on la connaît un peu. Taciturne, elle est loin d’être expressive et d’être honnête. On ne sait jamais sur quel pied danser et l’on ne sait pas non plus ce à quoi elle peut penser. Mais elle n’en reste pas moins attachante. Mei se laisse porter par les événements. Elle est aussi assez brutale dans ces actions.

Yuzu au contraire de sa « sœur » est pleine de vie. Il s’agit vraiment d’une jeune fille énergique, coquette et qui refuse de se laisser porter par les choses. Elle court après ce qu’elle veut et cherche toujours à l’obtenir.
Yuzu est tout simplement adorable, elle essaie de toujours bien faire les choses. Elle est attachante, souriante, gentille mais c’est loin d’être une bosseuse dans ses études. Je dirais même que ça ne l’intéresse pas d’un iota.

Les graphismes

Je ne suis même plus séduite mais transportée ! Les graphismes font vraiment réalistes. Certains détails sont d’une netteté déconcertante ! Par exemple, les lèvres qu’ils arrivent à faire ressortir à la place d’avoir un simple trait. Même les cheveux et les yeux sont bien dessinés. Les courbes sont aussi différentes les unes que les autres cela accentuent le « réel ». Les couleurs sont agréables et encore plus réaliste. On n’a pas de personnages avec des cheveux bleu.

Par ailleurs, grâce aux couleurs utilisés, on peut reconnaître les caractères des personnages. Par exemple Yuzu a une chambre ou plutôt une moitié de chambre rose avec des décorations très « girly ». Alors que Mei, sa moitié de chambre est blanche et noir. Est-ce un signe pour montrer une sorte de coquille protectrice pour faire croire que rien ne l’atteint ? On peut aussi dire que c’est une jeune fille négative, peut-être peut-on dire qu’il y a une sorte de Ying et de Yang entre les deux personnages féminins. Ce qui a pour effet de les équilibrer. 

Pour conclure, Citrus est bien recherché puisqu’il peut se transposer réellement sur la réalité. Cela peut-être l’histoire de n’importe qui et c’est ce que j’aime dans cet animé. C’est également les graphismes qui m’ont énormément attiré. J’insiste dessus !
Je vous conseillerais donc cet animé même si vous n’êtes pas fan de shôjo-ai puisque cela reste à des câlins et des bisous. Ce n’est pas hyper poussé donc plutôt plaisant. Je dois dire que le fait que nous ne soyons que dans un shôjo entre fille et pas dans du Yuri bien poussé comme dans d’autres animés avec des relations physiques.
Citrus est donc a porté de tous, regardez-le, même par simple curiosité cela pourrait être enrichissant de s’ouvrir à d’autres genres. Il est également intéressant, cela fait une bonne expérience ! 

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Créatrice du Moonyko. Je suis une passionnée du Japon autant par sa culture traditionnelle que par sa Pop culture. J'ai pour but de vous faire découvrir mes lectures et visionnages au travers de ce blog. Mais il n'y a pas que le Japon qui me passionne, l'infographie et le codage sont aussi au cœur de mes centres d’intérêts. Rem, Katou Megumi sont mes waifu favorites mais j'en ai plein d'autres...

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