A Silent Voice (série complète)

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A Silent Voice est le manga des éditions Ki-oon qui a probablement le plus touché le public lors de sa parution. Cette histoire, dessinée et scénarisée par Yoshitoki OIMA, m’a énormément bouleversée par son scénario, mais aussi ses dessins poignants. A Silent Voice était à l’origine un one-shot. Il a permis à son autrice de remporter le concours alors qu’elle n’était âgée que de 19 ans. Elle a en plus gagné le droit de pouvoir le publier. Yoshitoki OIMA a alors développé son one-shot pour en faire le titre que nous connaissons aujourd’hui. Par ailleurs, son manga a eu tellement de succès, qu’une adaptation en film a vu le jour. A Silent Voice est probablement le titre le plus touchant que je connaisse chez Ki-oon, devant Your lie in April.

L’histoire….

L’histoire débute quelque peu violemment puisqu’on assiste à la méchanceté des enfants. Comme on peut le voir, il a suffit qu’un nouvel élève soit différent des autres pour qu’il soit rejeté. Tout comme Shoko qui est malentendante. Etant encore des enfants, les élèves pensaient juste “embêter” Shoko pour “rigoler”. Mais une fois que c’était aller trop loin personne ne prit la responsabilité. Et tous se retournent contre celui qui avait au départ commencé : Shoya.
Dans les faits, Shoko et Shoya n’ont passés que quelques mois ensemble en primaire. Mais ces quelques mois ont été pour notre héroïne un véritable enfer.

En effet, comme je le disais, Shoya harcelé Shoko avec une bonne partie de la classe. Après le départ de sa camarade de l’école, car Shoya était aller trop loin, les rôles se sont inversés. Il prit alors conscience de ce qu’il avait fait subir à sa camarade. On comprend donc les sentiments de Shoya qui était l’harceleur et qui est devenu l’harceler.
En grandissant, les remord de ses actes passés sont présents. Il veut à tout prix se faire pardonner en retrouvant quelque année plus tard son ancienne camarade. A Silent Voice suit le chemin de la rédemption pour Shoya qui pense avoir volé une partie de la vie de Shoko.

Un manga pas comme les autres….

L’histoire de ce manga est extrêmement poignant. Il évoque des sujets fort comme le handicape, le harcèlement à l’école et l’incompétence du cadre des enseignants. Mais il y a également le suicide qui est intégré au manga. Ces sujets sont tout de même important pour cette série. On pourrait penser que l’auteur nous invite à réfléchir sur ces sujets là et qu’elle aimerait faire passer un message. Qu’il ne faudrait peut-être pas se contenter de regarder de loin et de suivre le mouvement.
Mais au contraire, d’agir pour empêcher l’inévitable. Mais ce n’est pas tout encore, l’auteur met aussi en scène les liens familiaux. On voit principalement des femmes seules. Elles élèvent leurs enfants comme elles le peuvent. Elles dégagent une profonde haine, dégoût ou déception pour le père de leurs enfants. Concernant les enfants, ils sont comme leurs parents sévères mais uniquement envers eux-même. Toutefois, ce sont des protagonistes intéressants que l’auteur nous présente dans son manga.

Une auteure inspirée par sa vie…

Après avoir fouillé sur internet et m’être renseignée sur l’auteure, j’ai pu apprendre d’ou lui venait son inspiration pour son manga. En faite, elle provient en partie de sa mère qui est interprète dans la langue des signes. La mangaka a donc été sensibilisé très tôt dans sa vie et également confronté à rencontrer des malentendants. C’est donc à partir de là qu’est née Shoko. Et c’est de fil en aiguille que les différents protagonistes sont arrivés sur le devant de la scène.

KOE NO KATACHI © Yoshitoki Oima / Kodansha Ltd.

Les protagonistes…

Des figures maternelles fortes et indépendantes…

Abordons maintenant l’aspect des personnages et pour cela, il faut revenir aux mères dans le manga. Nous en avons deux types. La première, la mère de Shoya du nom de Miyako. 
Miyako est une mère avant tout gentille qui ne se fâche pas trop contre son fils. Sans que nous ne sachions pourquoi, Miyako laisse tout passer sans être trop dur ou sévère envers son fils. On ne sait pas grand chose sur son histoire à elle ou même sur celle de sa famille ou avec son mari. Miyako n’apparaît d’ailleurs pas énormément dans le manga au contraire de la mère de Shoko.

La mère de Shoko est sévère, elle s’appelle Yaeko. Elle ne laisse rien passer. Cette mère veut que ses filles Shoko et Yuzuru soient fortes pour pouvoir se protéger, être indépendantes et heureuses. C’est une mère maladroite qui essaie tant bien que mal de bien faire pour ses enfants. En plus de cela, pour pouvoir avoir assez d’autorité, quitte à ce que ces filles la méprisent, elle réprime ses propres émotions.
Yaeko peut parfois se montrer violente dans ses propos comme dans ses gestes. Mais là encore, tout ce qu’elle souhaite c’est pouvoir protéger ses filles.
Concernant l’histoire de cette famille, elle est assez touchante, triste. Personnellement, j’en ai eu le souffle coupé quand j’ai appris la cruauté dont la mère a dû faire face dans sa vie. Toutefois, nous avons tout de même une évolution de ces deux mères au fur et à mesure du manga.

Shoya un enfant turbulent à un adolescent empli de remord…

Pour les enfants, nous avons principalement Shoya, garçon très turbulent durant son enfance, faisant les quatre cents coups avec ses amis, harceleur de Shoko et harcelé ensuite par sa classe suite à son départ. Shoya se retrouvant seul par la suite, comprenant tout ce qu’il avait fait, il veut se faire racheter auprès de Shoko.

Shoya est un personnage qui se prend beaucoup la tête, il a une très mauvaise image de lui et veut absolument rendre Shoko heureuse. Pourtant, après avoir compris tout de même ce qu’il lui avait fait; Il se sent redevable envers elle et choisit le chemin de la rédemption. Il changera petit à petit au fur et à mesure que le manga avance.
Shoya qui paraissait insensible enfant est devenu tout le contraire en grandissant. Il est devenu sensible, docile, peut-être même faiblard et peureux. Il semble également avoir perdu toute confiance en lui. C’est un personnage vraiment intéressant tout comme il peut être touchant. On voit une dégradation de ce personnage puis une longue évolution de ce dernier. Elle prend du temps certes mais il apprend également à se connaître lui-même. Il prend aussi le temps d’être à l’écoute des autres et de les connaître. Et bien qu’on le voit fuir son passé tout au long du manga, il s’y voit confronté au bout d’un moment.

KOE NO KATACHI © Yoshitoki Oima / Kodansha Ltd.

Shoko, personnage au centre de l’histoire…

Shoko n’est pas le personnage la plus expressive mais c’est probablement la plus innocente bien qu’elle soit malentendante. Je dirais même que c’est parce qu’elle est malentendante qu’elle est innocente, elle ne voit pas le monde de la même façon que les autres. Son monde à elle est muet et pour elle, c’est normal, elle n’est donc pas confronté à la violence verbale puisqu’elle ne l’entend pas…

Par ailleurs, elle essaie de faire de son mieux, elle essaie de parler même si elle n’y arrive pas très bien et ne parvient pas à faire parvenir aux autres ce qu’elle ressent.
Le manque de communication avec les autres a créé une distance qui a commencé lorsqu’elle était en primaire. C’est ce manque de communication et par le fait qu’elle ne puisse pas expliquer, exprimer ce qu’elle ressent que Shoko se contente de sourire. Shoko est une protagoniste assez triste puisqu’elle pense toujours que tout est de sa faute. Pourtant, bien qu’elle soit maussade au début du manga, le fait que Shoya souhaite se rapprocher d’elle fait changer le cours des choses et petit à petit elle devient une adolescente dès plus normal avec ses petits tracas quotidiens qui rit à gorge déployé et sourit sincèrement.  

Les dessins….

Les dessins, quant à eux sont magnifiques. Tout est bien exprimé comme la violence par exemple. On sent dans l’illustration d’une gifle comme l’a fait l’auteur qu’elle serait peut-être douloureuse dans la réalité. Cette impression est dû aux traits grossis et surtout à cause du regard qui paraît transperçant ! On voit également les moments désespérés dans les dessins. L’auteure n’épargne pas ses personnages dans son manga. Ils souffrent tous. Les dessins de certaines scènes donnent assez mal aux cœurs !
Pour ma part, j’ai souvent eu le cœur serré pour certains moments qui me paraissait assez triste. Même si le manga en lui-même possède des dessins quelque peu triste. Juste par les traits on ressent une certaine émotion !


Pour conclure, je dirais que ce manga est à lire. Il est touchant et parle de choses concrètes qui se passent dans la vie réelle. L’auteur aborde des sujets sensibles qui ne sont très évoquer. A Silent Voice fait partie de mes mangas favoris. De plus, même si les six premiers tomes étaient triste, touchant et émouvant, le volume sept quant à lui apporte une pointe de bonheur.
Après un long parcours, des disputes, des scènes violentes, chaque personnages a fini par trouver sa place. Ce dernier volume bien plus gaie et drôle que les précédents apporte une note final joyeuse. Mais il laisse aussi un goût amer puisque la fin est frustrante. On se rend compte après avoir été complètement absorbé que c’est la fin. A Silent Voice est un titre émouvant et accrocheur qui peut plaire à n’importe qui.  

NOS NOTES ...
Couverture
Histoire
Personnages
Dessins
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Minokoto-Review
[Co-créatrice du Moonyko] Passionnée de Web et de graphisme, je dévore les livres que je lis. Otaku a temps plein non rémunéré malheureusement je vous ferai découvrir où apprécier de nouvelles lectures ou de nouveaux animés grâce à mes reviews. Katou Megumi, Mai Sakurajima & Rem the Best WAIFU.

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